L’Inventaire général informatisé > la structuration du texte de l’Inventaire

Inventaire général, tome 1 (LL1189), page 436, extrait, notice 408. Cliquer pour voir l’image de la page entière

Nous donnons ici quelques explications sur les règles qui ont été suivies pour la mise en œuvre de l’EAD 2002 lors du processus de transcription du texte de l’Inventaire. Le standard EAD 2002 et sa documentation sont supposés connus.

Les exemples fournis sont extraits du fichier EAD correspondant au volume I ; on utilise notamment le regeste 408 ci-contre (Inventaire général, tome 1 (LL1189), page 436), déjà montré ailleurs sur ce site.

Le conteneur du regeste et son identifiant informatique

On utilise tout naturellement l’élément EAD Composant <c> pour englober le texte d’un regeste, avec un attribut level de valeur "item". On ajoute à cet élément un attribut id, qui permet de lui affecter un identifiant unique : la valeur de l’attribut est formée par concaténation du préfixe "notice" et du numéro du regeste inscrit au XIXe siècle en rouge dans la marge de gauche du texte. Si le regeste n’est pas numéroté, le préfixe utilisé est "noticenn", suivi d’un numéro d’ordre incrémenté de 1 à n pour chaque regeste non numéroté dans l’Inventaire. Pour le regeste 408, on aura donc :

<c level="item" id="notice408">

<!-- éléments de balisage du texte du regeste -->

</c>

Informations d’identification et de description du regeste

Ces informations sont englobées dans l’élément EAD Description et Identification <did>.

  • Le numéro du regeste est transcrit tel quel, précédé de "n° ", pour ensuite être affiché sur la page Web de consultation, au sein de l’élément EAD Identifiant de l’unité documentaire <unitid>. Lorsque le regeste n’est pas numéroté, on a saisi l’expression "notice non numérotée" dans <unitid>. Si le regeste est qui plus est barré, on a utilisé l’expression "notice non numérotée, barrée".
  • La date chiffrée (en général un millésime seul) figurant en fin d’analyse dans le regeste est encodée à l’aide de l’élément Date de l’unité documentaire <unitdate>, telle quelle, dans <did>. On verra plus loin qu’au moins un autre élément <unitdate> est systématiquement ajouté pour y fournir la date souvent plus précise établie par l’éditeur scientifique.
  • Notons qu’il n’y a pas d’intitulé dans le texte de l’Inventaire (l’analyse proprement dite, bien souvent longue, n’est pas considérée comme un intitulé). Pour les regestes, l’élément EAD Intitulé de l’unité documentaire <unittitle> n’est utilisé que rarement pour ce projet, et dans deux cas précis, tous les deux liés à des interventions éditoriales ; nous y revenons plus loin.
  • En marge du regeste, on trouve parfois la mention de l’existence d’un original - dans ce cas le tableau de la tradition contient aussi la même information. Cette information marginale est parfois complétée par une description physique de l’original, donnant des indications sur son support. Dans un tel cas, on utilise l’élément EAD Description physique <physdesc> pour transcrire ces informations, et <physfacet> pour y noter le type de support.
    Voici un exemple pour le regeste n° 4 :
    Inventaire général, tome 1 (LL1189), page 4, extrait du regeste 4. Cliquer pour voir l’image de la page entière

    <physdesc>original ;<physfacet type="support">écorce</physfacet></physdesc>

    On a également décidé d’utiliser systématiquement <physdesc> dans un premier temps, pour y reporter la mention "original" dès qu’elle figure dans le tableau de la tradition. L’objectif est de pouvoir indexer ces mentions afin de permettre de chercher les originaux uniquement. Pour la version 2 de l’application, ces mentions seront basculées dans un élément EAD <genreform> et rendues cherchables.

L’analyse du regeste

L’analyse a été transcrite au sein de l’élément EAD Présentation du contenu <scopecontent>. Dans la très grande majorité des cas, l’analyse est donnée en un seul paragraphe de texte dans l’Inventaire général ; dans l’immédiat, on trouve donc le plus souvent un seul élément EAD Paragraphe <p> dans <scopecontent>.

Quelques-unes des analyses inscrites dans les deux premiers volumes de l’Inventaire général (comme celles des regestes 7 et 10) comportent des notes des auteurs, facilement reconnaissables par des appels de notes sous la forme de croix ou de lettres ; le texte des notes est alors le plus souvent écrit dans la marge. Dans de tels cas, on a utilisé l’élément EAD Note <note>, marqué par un attribut altrender de valeur "ms", afin de distinguer les notes de l’Inventaire de celles ajoutées par l’éditeur scientifique.

Le tableau de la tradition

Le tableau de la tradition, qui contient une série de références bibliographiques, est encodé à l’aide de l’élément EAD Bibliographie <bibliography>. Chacune des références est saisie dans un élément Référence bibliographique <bibref>. Pour le regeste n° 408, on a donc, pour le début du tableau de la tradition :

<bibliography>

<bibref>

En original

</bibref>

<bibref>

Au second tome du cartulaire blanc p. 518.

</bibref>

<!-- etc. -->

</bibliography>

Les autres informations

De nombreux regestes sont complétés, soit en marge soit en fin de texte, par diverses informations (indications liées au calendrier comme la date de Pâques, commentaires sur le texte, noms propres apparaissant dans l’acte...). Il a été choisi d’encoder ces informations à l’aide d’un élément EAD Autres informations descriptives <odd>, chacun des segments d’information y faisant l’objet d’un élément <p>. Pour le regeste n° 408, on a donc :

<odd>

<p>

1174

</p>

<p>

nombre d’or 16, Pâques 24 mars, dominicale F

</p>

</odd>

Informations sur la mise en forme du texte

L’élément EAD Mise en valeur <emph> a été utilisé, dans le corps de l’analyse ou ailleurs dans le texte des regestes, pour baliser les mots ou expressions écrits en caractères plus gros (le plus souvent, des termes en latin ou des entités nommées dont le nom a été écrit tel que déchiffré par l’auteur de l’Inventaire). Dans quelques cas, un mot ou une expression a été souligné d’un trait de plume ; l’élément <emph> est alors marqué par un attribut render de valeur "underline". Cet élément sert aussi, très classiquement, pour baliser les lettres écrites en exposant, où qu’elles se trouvent. Dans ce dernier cas, on ajoute à l’élément <emph> un attribut render de valeur "super".

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